statc J£w$ Got Mon€¥

vendredi 24 mai 2019

Israellycool

Sometimes i got some very agressive answers like this one below. I'm always flabbergasted...
People don't like to be proven how useless they are. How their so called combat is going nowhere. How their so called convictions are fake. There's a difference between fighting stereotypes and pretending to fight stereotypes. Most people belong to the 2nd category.
It's been years I'm fighting the number one stereotype on Jews and their supposed richness.  I'll never understand how people pretending to share the same fight will forever put the number one cliché on Jews under the carpet and will, pretending to wear their heart on the sleeve, delicately delete my mails, and even sometimes attack, intimidate me if I don't follow their footsteps of cowardice...
This is a taboo subject. No matter what they say. I made the only docu on this subject and 99.9% persons i ask some help to are just pretending to look elsewhere...
And they don't like to be reminded how shallow they are.
Here's a fine example:


Here's the answer I had today from Israelly "cool" https://twitter.com/israellycool on the only documentary ever made in cinema history on Jewish poverty (20% of Jews live in poverty)
I asked if he could give a hand ? share ? do something ? Not much.  I contacted him many times over the years. He never answered. Except today. And what an answer...!


The guy brags about debunking stuff on antisemitism https://www.israellycool.com/category/libels/ but you won't find a single line on the number 1 stereotype on Jews on his blog.

But when it comes to palestinians, suddenly....



it just cannot work. Insincerity at its finest...

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Crazy....
You want to help and all you got is:

Aussie Dave

16:35 (il y a 8 minutes)
À moi

This is only the start, fuckhead

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Keep entertaining me.
No idea who you are, but you clearly picked on the wrong person

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You "don't know who i am" but you have my name, profession  etc....
Poor guy...

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Feel free to publish the rude email right below...

"non jewish person" like if it's a crime...
Poor guy...

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Let me be REAL clear.

U email me out of blue. No idea who you are. You are rude and disgusting to me
You write some post about me
(which I am sure will not be read by more than say 5 people.

Nevertheless, you think u can bully me?
Not gonna happen.

You are toast in the pro Israel world.
I will make sure no one takes you seriously after this disgusting hit job.

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Aussie Dave

16:53 (il y a 0 minute)
À moi
antisemitic piece of shit
You should be scared..google your name after his limp dick

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And it all started because of this "rude email":

Hi

I made the 1st documentary in cinema history on Jewish poverty in order to tackle some stereotypes.

https://medium.com/@JewsGotTwitt3r/jewish-poverty-a-damaging-taboo-9654c8c1aed3

Maybe you'd like to give a hand ?


Regards,
-Sasha


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Aussie Dave

17:21 (il y a 15 minutes)
À moi
Not interested dickhead.

You trolled me now you are gonna pay the consequences.

Last email from me

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Please make them laugh on how I am antisemite and anti Israel...
https://fr.timesofisrael.com/search/?q=sasha+andreas&submit=

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Of course, the coward disappeared never to be heard of again...
And still 0 mention on Jewish poverty on his blog.
And those people pretend to fight antisemitism...


Mettre le nez de certains ds leur propre merde ne plait pas.
Réaction typique de pervers-narcissiques...
Quand tu leur démontres leur connerie: "Non, ça ne m'intéresse pas, t'es un connard"

mercredi 15 mai 2019

Aux racines économiques de l’antisémitisme

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste Paul Seabright évoque une étude montrant que, à partir du XVIe siècle, la montée de l’antisémitisme en Allemagne est surtout le fait des villes calvinistes où les financiers protestants entrent en concurrence avec les prêteurs juifs.
Chronique. La remontée de l’antisémitisme dans le monde ces dernières années est souvent habillée dans des discours prétextant des motivations idéologiques. Depuis des siècles, des antisémites s’appuient sur des fictions plus ou moins grossières pour tenter de justifier leur haine. Il serait pourtant trompeur de penser que l’antisémitisme fleurit uniquement dans un contexte de propagande, ou que ses racines sont uniquement culturelles. Parfois ces fictions se répandent précisément parce que ceux qui les entendent ont des motivations plus cyniquement économiques pour y croire, ou pour faire semblant d’y croire.
Un article fascinant paru ce mois-ci dans une prestigieuse revue américaine analyse six siècles d’antisémitisme pour montrer que, malgré son habillage idéologique, l’antisémitisme a également des racines économiques (« Religion, Division of Labor, and Conflict : Anti-Semitism in Germany over 600 Years », Sascha O. Becker et Luigi Pascali, American Economic Review 109/5, 2019).
Aux XIVe et XVesiècles, l’interdiction du prêt à intérêt par l’Eglise catholique rendait les activités économiques des juifs et des chrétiens complémentaires
L’idée de base est très simple. Aux XIVe et XVe siècles, l’interdiction du prêt à intérêt par l’Eglise catholique rendait les activités économiques des juifs et des chrétiens plutôt complémentaires ; les uns avaient besoin des autres et vice versa. D’autant plus que le niveau d’éducation moyen des catholiques était bien inférieur à celui des juifs car le catholicisme offrait peu d’incitations au peuple à poursuivre l’éducation.
La Réforme, au début du XVIe siècle, non seulement permettait aux protestants de s’impliquer dans les prêts à intérêt, mais offrait des incitations plus importantes à l’éducation : un protestant lettré pouvait lire la Bible dans sa propre langue sans devoir apprendre le latin. Résultat : les activités économiques des protestants et des juifs n’étaient plus complémentaires mais devinrent substituables, donc concurrentes. Et entre concurrents, les coups les plus bas devinrent envisageables.
Les auteurs de cet article montrent comment, après la Réforme, les manifestations antisémites se sont multipliées dans les régions protestantes d’Allemagne par rapport aux régions catholiques. Il s’agit autant d’actes (pogroms, massacres et expulsions de communautés juives) que d’écrits (publications de livres aux titres antisémites).
En soi ces observations seraient compatibles avec une explication purement culturelle de la montée de l’antisémitisme : à cause de serments et de prêches des pasteurs protestants, par exemple (vers la fin de sa vie, Martin Luther s’était livré à de violentes attaques antisémites).

Résurgence de l’antisémitisme après la Réforme

Mais les auteurs vont plus loin. Ils démontrent que la résurgence de l’antisémitisme après la Réforme dans les régions protestantes a été plus forte dans les villes où le commerce fut une activité plus importante au XVe siècle, et encore plus dans les villes où les juifs étaient davantage impliqués dans le prêt à intérêt. C’est cette activité économique préalable, et non pas un quelconque attachement à la théologie du protestantisme, qui explique la montée en puissance des actes et des écrits antisémites.

Si la théologie plutôt que la compétition économique était en cause, les villes gouvernées par les disciples de Luther auraient été plus antisémites que les villes gouvernées par les disciples de Calvin, car Luther était plus antisémite que Calvin, et ce dernier était plus tolérant au principe de l’activité du prêt à intérêt. Or c’est précisément dans les villes gouvernées par les disciples de Calvin, où les entrepreneurs protestants se sont mis à exercer des activités financières jusque-là occupées par les juifs, que l’antisémitisme a augmenté le plus.
Les leçons pour nos jours sont évidentes. Si les discours antisémites, comme beaucoup de discours racistes, s’habillent souvent d’un langage idéologique qui évoque des principes grandioses de protection des religions, des cultures ou des identités nationales, ils font en réalité souvent appel à des instincts de jalousie très bassement économiques.


Paul Seabright (Institut d'études avancées de Toulouse)

lundi 29 avril 2019

"LES JUIFS PAUVRES" : UN FILM DOCUMENTAIRE DÉRANGEANT ET INTERPELLANT !!

(...)

C’est lui, Sasha Andreas, un bordelais qui a grandi entre Andernos et la ville qui se couche sur la Garonne. Sasha est un réalisateur convaincu qui a connu ses premiers souvenirs de cinéma dans cette ville. Il allait à l'école Montgolfier dans les années 80 à Bordeaux. Ses grands-parents, les Estrabou, tenaient « Le Khédive », un tabac-presse, au 2 allées de Tourny, aujourd'hui rebaptisé « L’Intendant », dont sa famille est toujours propriétaire des murs.

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Le réalisateur plus décidé que jamais souhaite « que ces faits soient plus mis en avant afin de secouer les consciences. Malheureusement, pour une raison que je ne comprendrais jamais, ce sujet dérange ». La preuve, en France, aucune association (juive ou pas) n’a voulu aidé le réalisateur dans son projet. Plus encore : « Quand je contactais des médias juifs français, ils restaient muets. Mais bizarrement, quand j'obtiens, avec difficulté, des articles dans des médias généralistes, l'article est copié/collé par ces mêmes médias....preuve qu'on est sur la bonne voie ».

(...)

Pourquoi la réalisation de ce document ?Le meurtre d'Ilan Halimi m'a fortement poussé de l’avant. De plus, jamais un documentaire sur ce sujet n'avait été réalisé, ça me semblait important d'informer. Certains m'ont dit qu'il n'avait jamais pensé que des juifs pouvaient être pauvres, que ça leur avait ouvert les yeux. Pari réussi donc. Mais ça reste assez confidentiel.

  • Quels messages forts vouliez-vous transmettre ?
    Je voulais expliquer qu'une grande partie des juifs à travers le monde vivent sous le seuil de pauvreté. Les études sont régulières, disponibles sur plusieurs pays. Ce n'est pas une information cachée. Il suffit de s'y intéresser et surtout de relayer, ce qui est très rare.
(...)

  • A votre avis, pourquoi votre projet n'a pas eu de soutien, avant son lancement, pendant et après ?Pourquoi aucune association dans mon pays ne m'a aidé est un mystère ? A mon avis c'est un mix de lâcheté, de désintérêt, une envie de "ne pas faire de vagues" et j'irai même plus loin: une envie de coller au stéréotype du juif qui réussit. Nous avons tourné à New York et seul le Huffington Post a bien voulu nous parler. A ce jour aucun média juif US n'a relayé. Montrer des "losers" n'est pas flatteur. Je ressens clairement ça quand je discute avec des américains. Ils font des grands yeux. Là- bas si on est pauvre, c'est qu'on le veut bien. Si on est juif et pauvre c'est qu'on a rien compris. Il faut savoir qu'il y a des juifs new yorkais qui ignorent qu'il y a des juifs pauvres dans leur propre ville.
  • Dans le débat en France sur l'antisémitisme, dans quelle optique votre documentaire se positionne ?
    J’ai eu cette idée en 2007. J'ai contacté plusieurs personnes afin de le monter. Personne ne répondait. Je sentais que cette montée d'antisémitisme, que certains semblent découvrir seulement maintenant, n'allait pas s'arrêter. L'histoire nous démontre qu'il y a toujours un crescendo. La popularité d'un Dieudonné par exemple est inquiétante. Nous avons fait ce documentaire finalement en 2012 car ça nous semblait utile et complètement coller à son temps. Nous avons tourné à New York car seulement des new yorkais nous avaient répondu. Il aurait été plus simple pour nous de tourner en France, mais malheureusement ça a coincé.
  • Mais à sa sortie officielle, votre film documentaire n’a pas laissé indifférent ?
    Tout à fait, par exemple, les médias juifs français ne me répondaient jamais, mais ils se font un plaisir de copier/coller ce que j’obtiens ailleurs. Preuve que nous sommes sur la bonne piste. Leur manque d'implication est préjudiciable. Il faut souligner que l'écrasante majorité des gens qui nous soutiennent ne sont pas juifs. Ils perçoivent le problème et prennent le temps de dialoguer avec nous. Il faut de l'action. Je suis très pessimiste. Il ne suffit pas d'appeler "au sursaut" il faut se bouger. 

vendredi 26 avril 2019

CRIF/PRÉJUGÉS - LES STÉRÉOTYPES ET PRÉJUGÉS ANTISÉMITES MALFAISANTS

La survivance d’un antisémitisme structurel s’appuie sur de vieux clichés nauséeux, les mêmes qui perdurent depuis des siècles. Dans ce texte, nous rappelons la survivance des stéréotypes et préjugés, en nous appuyant sur de récents sondages.
Par Marc Knobel, Historien et Directeur des Etudes au Crif

Le Juif et l’argent ?

L'antisémitisme « économique » est une conséquence directe et effective de l'antijudaïsme religieux. Pourquoi ? Considéré comme le peuple « déicide », les Juifs ont été mis au ban de la société par les chrétiens, pendant des siècles. Ils ont été empêchés de posséder et de travailler la terre. Les Juifs ont alors exercé à l’époque médiévale un éventail de métiers, embrassant surtout l’artisanat, la médecine, le négoce et le prêt. Le confinement d’un certain nombre de Juifs dans le prêt à intérêt, dénommé « usure », fut en vérité le résultat d’une politique totalement délibérée de l’Eglise et le Juif est vite devenu l’archétype de l’usurier (en raison d’un autre poncif de l’antijudaïsme ecclésiastique), remontant à la figure de Judas l’Iscariote.
Rappelons également que dans l’Europe médiévale, les chrétiens n’avaient ni le droit ni de vendre ni de faire fructifier l’argent. Le prêt était considéré par l’Eglise, comme une activité malsaine qui permettait de gagner de l'argent sans travailler. L'Eglise assimilait alors le prêteur au diable, une nouvelle forme de la tentation. Comme le rappelle le sociologue Michel Wieviorka dans une interview à l'Obs (1): «au Moyen Age, les juifs ont souvent été, sinon expulsés, maltraités et confinés à des fonctions liées à l'argent, ce qui était mal considéré. Beaucoup travaillaient dans la banque. Ils ont alors commencé à subir des accusations de rapacité et d'avarice. » L'un des exemples les plus connus de ce stéréotype figure dans le livre de William Shakespeare, « Le Marchand de Venise », dans le caractère de Shylock, un usurier juif qui demande du héros, Antonio, un litre de viande quand celui-ci ne peut rendre le prêt. »
Mais c'est à l'orée du XIXème siècle, avec l'émergence du capitalisme industriel, que le cliché des Juifs et de l'argent s'affirme avec une nouvelle force. Les Juifs sont alors accusés d'être les promoteurs du capitalisme mondialisé. Le cliché se transforme en complot ». L'historien Gerald Krefetz dans son livre « Les juifs et l'argent: les mythes et la réalité », résume l'idée de l'antisémitisme économique en une phrase: « [les juifs] contrôlent les banques, la réserve monétaire, l'économie et les affaires — de la communauté, du pays, du monde (2). » Aujourd'hui, cet amalgame n'a pas disparu de nos sociétés. Il réapparaît avec chaque crise économique (par exemple en 1997, le président malaisien accusait les Juifs d'avoir fait chuter la monnaie de son pays) et sert d'explication facile lors de faillites ou de réussites financières spectaculaires. Plus près de nous encore (2006), l’assassinat du jeune Ilan Halimi puise directement en la survivance de ces préjugés (3).

Stéréotypes : que disent les sondages ?

En 2014, la Fondation pour l’innovation politique mène deux enquêtes avec l’Ifop. La première a été menée auprès d’un échantillon de 1005 personnes, représentatif des Français âgés de 16 ans et plus. Les interviews ont eu lieu par questionnaires auto-administrés en ligne du 26 au 30 septembre 2014. Cette enquête révèle que 25% des Français pensent que les Juifs « ont trop de pouvoir dans le domaine de l’économie et de la finance. »
En 2015-2016 et durant 18 mois, l'Ipsos enquête sur le « vivre ensemble » en France. Et plus particulièrement sur la façon dont sont perçues les communautés juive et musulmane dans notre pays. L'étude, qui a été commandée par la Fondation du judaïsme français (janvier 2016), révèle surtout le sentiment de défiance qui traverse notre société.
Si « les Français considèrent massivement que les juifs sont bien intégrés », plus d'un sondé sur deux (56 %) estime qu'ils ont « beaucoup de pouvoir », ou qu'ils sont « plus riches que la moyenne des Français ». Pour 41 %, ils sont même « un peu trop présents dans les médias » et 60 % pensent qu'ils ont leur part de responsabilité dans la montée de l'antisémitisme. Résultat : pour plus d'un sondé sur dix (13 %), « il y a un peu trop de juifs en France (4) ».
Après le sondage paru dans Le Journal du dimanche, c’est au tour du Parisien de publier un autre sondage. Le quotidien reprend un sondage de l'Ifop (étude de l'Ifop menée en ligne auprès de 1468 personnes entre le 3 et le 5 février), commandé par SOS Racisme et l'UEJF, sur les préjugés supposés sur les juifs. Entre un tiers et un quart des interviewés adhèrent à l’idée que les juifs utilisent dans leur propre intérêt leur statut de victimes du génocide nazi (32%), qu’ils sont plus riches que la moyenne des Français (31%), qu’ils ont trop de pouvoir dans les médias (25%) ou dans le domaine de l’économie et des finances (24%, contre 19% s’agissant de la politique) (5).
En octobre 2016, un sondage d’opinion CNCDH/SIG/IPSOS révèle que 35% des Français pensent que « les Juifs ont un rapport particulier avec l’argent » (66% par rapport à janvier 2016) (6).
En novembre 2018, une étude réalisée par le sondeur ComRes pour CNN montre la prégnance des clichés antisémites en Europe. Ainsi, en France comme en Europe, entre 24 et 28% des personnes interrogées estiment que «la communauté juive a trop d'influence à travers le monde » dans la sphère de la « finance et des affaires », un chiffre qui s'élève à environ 21% dans les champs politique et médiatique. Cependant, dans le même sondage, à la question de savoir si l'antisémitisme est considéré (à juste titre) comme un problème grandissant aujourd'hui : réponse positive pour plus de 48% des Français et plus de 43% des Européens (7).

Les clichés que l’on doit combattre

Pour lutter contre ce préjugé, un Français Sasha Andreas et Anna Heim, une jeune toulousaine ont réalisé un documentaire « Jews got money » (« Les Juifs ont de l’argent ») (8), où ils enquêtent sur la pauvreté dans la communauté juive à New-York, ou un Juif sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Sasha Andreas, qui n'est pas juif, a pris conscience un jour de la prégnance du cliché "juif=argent" dans la société. Ils ont ensuite été très marqués par l'histoire d'Ilan Halimi, torturé par des bourreaux pour la prétendue richesse de sa famille, car juive. On retrouve encore ce cliché dans l’agression à Créteil, en décembre 2014 (9), par exemple.
Savez-vous qu'environ 20 % des Juifs vivent dans la pauvreté, rappelle La Dépêche (10) ? « Sasha qui a côtoyé beaucoup de Juifs depuis son enfance s'est rendu compte du décalage entre l'image qu'avaient certaines personnes et la réalité. C'est une communauté qui réussit bien de façon générale, mais cela n'empêche pas qu'il y ait des pauvres », explique Anna à La Dépêche. La jeune femme issue d'une famille juive réalise elle aussi que les idées reçues et les mythes sont nombreux. Les tabous sur le sujet de la pauvreté au sein de la communauté juive n'arrangent rien », rapporte le journal. Objectif du documentaire ? « Sortir des clichés dangereux sur les juifs, qui font de réels dégâts. » « On ne veut pas faire changer d'avis, mais si l'on pouvait avoir un impact même petit, ce serait super », souligne la jeune femme. Leur documentaire, l'unique œuvre sur le sujet montre une réalité : celle d'une communauté immigrée ou ayant perdu beaucoup d'argent pendant la crise financière et qui ne parvient pas à s'en sortir. Il met également en avant les nombreuses associations mobilisées pour les aider. « C’est une réalité qui touche tous les pays », explique Anna (11).

Notes :

1)      L’Obs, 5 décembre 2014.

2)      Voir à ce sujet : Jacques Attali, Les Juifs, le monde et l’argent : histoire économique du peuple Juif, Paris, Le Livre de Poche, N° 15580, octobre 2007.

3)      Le 20 janvier 2006, Ilan Halimi a rendez-vous dans la soirée avec la jeune Emma, qui l’a abordé trois jours plus tôt dans le magasin de téléphonie où il effectuait un remplacement. La mineure est un appât « loué » par un certain Youssouf Fofana, dont le plan est d’enlever un Juif « parce qu’ils sont bourrés de thunes ». Emma entraîne Ilan dans le sous-sol d’un immeuble à Sceaux. Là, ses complices le neutralisent, puis l’emmènent jusqu’à un appartement vide à Bagneux. Pendant les semaines suivantes, Ilan est torturé. Le 21 janvier, Youssouf Fofana envoie depuis un cybercafé une photo d’Ilan à sa famille, sur laquelle le jeune homme apparaît menacé par un pistolet. Fofana exige une rançon de 450.000 euros. Il quitte ensuite la France pour la Côte d’Ivoire, laissant l’otage à des complices. Ceux-ci, devant l’absence de réaction de la famille, s’impatientent. Les jours passent, les échanges téléphoniques avec la famille se multiplient, le montant de la rançon ne cesse de changer. De retour en France, Fofana avertit un rabbin « qu’un Juif a été kidnappé » et le guide jusqu’à une boîte à lettre, où l’homme découvre une cassette audio sur laquelle est enregistré un message de l’otage « en sanglot, à bout de force, parlant des sévices subis ». Au même moment, Fofana doit libérer l’appartement où est détenu Ilan. Dans la nuit du 29, il le transporte jusque dans les caves d’un immeuble voisin. Le 31, un cousin d’Ilan trouve une cassette vidéo de l’otage, suppliant qu’on paye la rançon, ainsi qu’une photo de lui, en peignoir, menotté. La situation s’enlise. Dimanche 12 février 2006, Youssouf Fofana rentre à Paris. Ses complices en ont assez, visiblement. Il leur assure qu'il va laisser partir Ilan, qu'il roue quand même de coups (une nouvelle fois) pour obtenir d'autres coordonnées de la famille. Pour effacer les indices, Ilan est lavé, ses cheveux sont rasés. Le 13, à 5h00, les anciens geôliers voient Fofana partir au volant d'une voiture volée, son otage se trouve dans le coffre. Trois heures et demie plus tard, une conductrice repère Ilan le long d'une voie de chemin de fer, à Sainte-Geneviève-des-Bois. Il est nu, il est menotté et bâillonné. Le corps est recouvert de brûlures. Il meurt en route vers l'hôpital.

4)      Cependant, les sondages de 2016 seront très critiqués. Les questions seront jugées tendancieuses et caricaturales.

6)      Sondage CNCDH/SIG/IPSOS, réalisé du 17 au 24 octobre 2016, sur un échantillon de 1006 personnes. Voir à ce sujet le rapport de la CNCDH, La Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, Paris, La Documentation Française, pp. 58 et suivantes.

7)      Le Figaro, « Antisémitisme en Europe : un sondage américain alarmant, mais critiqué », 2 novembre 2018.

8)      Le film est disponible sur cette plateforme :
9)      Le quartier du Port, à Créteil, ressemble à beaucoup d’autres de la banlieue parisienne. Des immeubles de 5 à 6 étages, aérés par des allées de verdures et des jeux pour enfants, des parkings de voitures au pied de chaque bâtiment. Des groupes de jeunes traînent en bas des immeubles ou circulent à scooter. Ce quartier, comme l’ensemble de la ville de Créteil, abrite une importante communauté juive. Le 1er décembre 2014, Jonathan, 21 ans, et sa compagne, âgée de 19 ans, sont agressés à leur domicile dans le quartier du Port, à Créteil (Val-de-Marne), par trois hommes. Le jour des faits donc, trois hommes cagoulés et armés s'engouffrent dans l'appartement du couple. Ils recherchent de l'argent et des bijoux. « Les juifs, ça ne met pas l'argent à la banque », s'agace l'un d'eux devant le maigre butin récolté. Sous la menace d'une arme, Jonathan donne son numéro de carte bleue avant d'être entravé. Alors qu'elle se trouve seule dans une chambre, sa compagne est violée par l'un des malfaiteurs.

10)  La dépêche, « Une Toulousaine produit le premier documentaire sur « les Juifs pauvres », 3 décembre 2018.

mardi 2 avril 2019

An interesting point of view found on The Jewish News of Northern California Facebook

The saddest aspect of Jewish poverty is that we who are surviving below the poverty line are rejected by the American Jewish community, and suffer from the prejudices and discrimination of anti-Semitism disproportionately. We are criticized when we can't join a congregation or contribute to holiday funds or charitable causes because of our own poverty. Don't we know that Jewish poverty is shameful and reflects badly on the entire community? We must protect the image of prosperity among American Jewry by keeping silent and hidden!