statc J£w$ Got Mon€¥

lundi 7 juin 2021

Le canari de la mine de charbon n'est plus vivant

 Je ne veux plus perdre de mots là-dessus. Les juifs d'abord, puis les chrétiens, suivis des personnes LGBTQ et ensuite aussi des musulmans incroyants. Ils mourront tous tôt ou tard. Passons à la Oumma et au califat hollandais. Il est trop tard pour inverser la tendance.


Le canari dans la mine de charbon a disparu depuis longtemps.

vendredi 24 janvier 2020

Comment parler de la Shoah et de l'antisémitisme à son enfant ?





Alors que l'on commémore cette semaine les 75 ans de la libération du camp d'Auschwitz, les souvenirs refluent d'un passé douloureux, lorsque des rescapés livrent leur témoignage. Ainsi, celui de Fanny Ben Ami, recueilli jeudi par l'AFP, interpelle. Cette femme de presque 90 ans, a "encore du mal à parler de ses parents", assassinés par les nazis en Pologne, son père au camp de Majdanek et sa mère dans le camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Et finalement à quoi bon... puisque pour elle, "l'antisémitisme ne sera pas éradiqué". "Je pense que les leaders du monde entier sont venus (ce jeudi à Jérusalem, ndlr) surtout pour affirmer que l'antisémitisme est une plaie, mais on repart en arrière et rien ne change", regrette-t-elle. 



Comment ne pas la croire à un moment où les actes haineux envers les Juifs augmentent en France (70% disent en avoir été victimes selon un sondage Ifop paru cette semaine), et où près d'un Français sur six (57%) méconnaît cette sombre page de l'Histoire, comme l'indique une enquête de l’institut Schoen Consulting publiée mercredi ? Un chiffre qui monte à 69 % chez les moins de 38 ans. Autre pourcentage qui fait froid dans le dos : 16 % des personnes interrogées disent ne même pas avoir entendu parler de la Shoah (25 % chez les moins de 38 ans). Cet enseignement serait-il délaissé à l'école ? Si tel est le cas, que faire en tant que parent face à ce sujet, ô combien sensible ? Nous republions ci-dessous les réflexions que nous avaient partagées l'an dernier le directeur du Mémorial de la Shoah et deux psychologues sur la manière d'aborder l'antisémitisme avec les enfants.



Pour le psychologue clinicien Patrick-Ange Raoult, auteur de Violence et Mal-être - Discriminations et radicalisations (Editions Dunod), les parents ne doivent pas se substituer à l'école, bien au contraire. "Il faut que ce soit une action conjointe et cohérente. Les parents comme porteurs des valeurs socio-familiales - ils sont là pour transmettre des repères importants -, et l'école comme porteuse des valeurs sociales, nous dit-il. Le problème, c'est quand il y a un décalage trop grand entre le discours familial et celui du milieu scolaire; à ce moment-là, l'enfant est confronté à un conflit de loyauté, et en général, il donnera plutôt raison à sa famille". 
"Prenez par exemple l'histoire de la Shoah : il est important que les parents puissent en parler, mais certains ne vont pas avoir les mêmes positions que l'école. Seule une documentation et des repères historiques permettront à l'enfant de se forger sa propre opinion", poursuit le psychologue. "Cela fait partie des difficultés rencontrées par les enseignants sur un certain nombre de sujets. Il faut faire attention à ce que l'éducation ne soit pas perçue comme de la propagande aux yeux de certains élèves", renchérit Jacques Fredj, le directeur du Mémorial de la Shoah. 
Les deux spécialistes s'accordent donc à dire que la question de l'antisémitisme doit être traitée de façon plus large et inclure l'ensemble des discriminations. Car finalement, lutter contre l'antisémitisme, c'est d'abord combattre les préjugés. "Des stéréotypes, on en a tous dans la tête, le cheminement de notre pensée nous amène à en produire. Ce qui fait la différence, c'est qu'à un moment la raison va nous permettre de les filtrer et de dire : 'Non ça, ça relève du racisme ou de l'antisémitisme'. Mais la difficulté chez les enfants, c'est qu'ils reprennent ce qu'ils entendent autour d'eux sans avoir encore une pensée organisée qui leur permet d'avoir cette fameuse grille de lecture", décrypte Jacques Fredj.
"Les enfants ne naissent pas racistes ou antisémites mais les stéréotypes de ce genre commencent à se propager dès l'école primaire, souligne-t-il. C'est pour ça que la famille a un rôle à jouer. C'est un sujet qu'il faut porter de manière permanente, dès le plus jeune âge. Ce sont les parents qui amènent les enfants au musée, qui leur font découvrir des films, qui leur conseillent des livres... Aujourd'hui, on somme le gouvernement d'agir, à raison, mais il y a aussi des initiatives qui relèvent de chacun d'entre nous. On ne changera pas la société uniquement avec des textes de lois et des plans d'éducation !"


Entre 3 et 8 ans : leur inculquer la différence



Alors, comment aborder la question du racisme ou de l'antisémitisme face à des petites bouilles d'à peine trois ans ? L'école peut remonter le fil historique, mais la famille, à quoi peut-elle se rattacher ? " En fait, c'est la notion de différence qu'il faut mettre en avant, et cela peut se faire dès le plus jeune âge", répond Patrick-Ange Raoult. D'autant qu'il y a une spontanéité plus grande chez l'enfant dans l'acceptation de l'autre".
Pour l'illustrer, le psychopédagogue Alain Sotto nous donne un exemple criant de vérité : "Prenez un petit garçon de 5 ou 6 ans et mettez-le face à un enfant handicapé, noir, de sexe féminin..., puis demandez lui : 'Qu'est ce qu'il a de différent par rapport à toi ?' Et bien que croyez-vous qu'il va répondre ? S'il est à la cantine, il va dire : 'celui là aime les spaghettis et pas moi'. En fait, il ne va pas s'attacher au physique, il ne le voit pas, ce n'est pas un signe distinctif pour lui. C'est la société qui va lui inculquer la différence".
On peut donc prendre les devants en n'hésitant pas à questionner son enfant : ça veut dire quoi être différent ? Qu'est-ce que ça crée comme sentiment ? Est-ce que ça fait peur ? "Il y a des moyens pédagogiques de tourner autour du sujet et d'engager une réflexion, ajoute Jacques Fredj. C'est aussi en découvrant la culture de l'autre, la culture du copain qui n'est pas comme soi, aller dans une mosquée, une église, une synagogue. Plus on connaît l'autre et moins il y a de tabous et donc de fantasmes. Et ça, c'est à la portée de tous les parents". 

Entre 8 et 13 ans : donner toutes les clés de compréhension




Dès le CM1/CM2, les enfants sont aptes à parler de l'antisémitisme. Pour Alain Sotto, "il faut leur donner un maximum de clefs de compréhension. Le problème, c'est que je ne pense pas qu'ils mettent ce sujet au dessus de la pile !". Au Mémorial de la Shoah, on a bien compris cet enjeu. Ainsi, de nombreux outils pédagogiques sont mis à disposition des parents, à l'image du Grenier de Sarah, un site d'introduction à l'histoire de la Shoah, conçu pour les 8-12 ans. Ce site leur donne à voir et à entendre des contes et des expressions qui montrent la diversité des cultures juives. Il propose également neuf parcours qui témoignent de la vie quotidienne des Juifs pendant la guerre, à partir de documents d’archives.
"L'histoire de la Shoah ne doit pas être enseignée trop tôt, car si on traite mal cette période et qu'on traumatise les enfants, on ferme une porte de manière définitive. Il nous a donc paru plus judicieux de se consacrer à l'histoire des Juifs, explique Jacques Fredj. De montrer par exemple que l'identité juive n'est pas que religieuse. Car finalement, ce qui pose problème en terme d'éducation, ce n'est pas tellement la Shoah, c'est la méconnaissance que les gens peuvent avoir des Juifs et du Judaïsme. On le voit au Mémorial, il y a des enfants qui demandent pendant la visite : 'C'est quoi un Juif ?' Mais ce n'est pas grave, l'important c'est qu'ils formulent toutes les questions qu'ils se posent, ce qui nous permet ensuite de répondre à leurs stéréotypes". 
Ainsi, poursuit le directeur du Mémorial, "on ne peut pas comprendre le fameux cliché qui dit que tous les Juifs sont des banquiers, si on ne sait pas que les Juifs pendant des siècles ont été interdits d'exercer un certain nombre de professions et que celui d'usurier (personne qui prête de l'argent avec un taux d'intérêt supérieur au taux légal, ndlr) était l'un des seuls autorisé". A ce sujet, un réalisateur indépendant, Sasha Andreas, avait réalisé en 2012, Jews Got Money, un documentaire déconstruisant un préjugé ayant la vie dure, selon lequel tous les juifs auraient de l'argent et auraient réussi dans la société. 

Entre 13 et 18 ans : attention danger !



En vieillissant, cette question des stéréotypes est de plus en plus facile à assimiler, mais du côté des ados se pose un autre problème : l'école, tout comme la famille, ne sont plus les seuls lieux de diffusion du savoir. "Il faut en effet accepter l'idée qu'aujourd'hui, les enfants ont d'autres sources d'information pour se forger une opinion. Les parents doivent se préoccuper de ça s'il ne veulent pas que leurs enfants partent vers des chemins compliqués", prévient Jacques Fredj.  
Le psychopédagogue Alain Sotto se montre encore plus inquiet : "La pire des choses, et là je suis catégorique, c'est le négationnisme, du style 'on n'a pas atterri sur la Lune, les camps de concentration n'ont jamais existé...' J'interrogeais ainsi un jeune en consultation pour savoir pourquoi il n'aimait pas les cours d'histoire et il m'a répondu : 'tout ce qui s'est passé avant ma naissance ne m'intéresse pas !'. Cela ne voulait rien dire pour lui, et évidemment il avait les pires notes dans cette matière. Du coup, je dis : attention danger. Par ailleurs, comme les jeunes ne lisent plus, ils vont sur YouTube, là où pullulent tous les films complotistes. En tant que parent, il est plus que jamais nécessaire de savoir quel est le niveau de croyances et d'information de son enfant". 
"Dans toutes les théories complotistes, l'antisémitisme est central, renchérit Jacques Fredj. C'est vieux comme le monde mais c'est encore plus vrai aujourd'hui. Cela fait partie du café du commerce et ce n'est pas l'apanage des adultes. Il y a aussi cette vision particulière des jeunes qui vivent dans certaines banlieues compliquées, où il y a un antisémitisme et un antisionisme importé des pays du Maghreb. Tout ça s'accumule et finalement, le préjugé antisémite est un sujet partagé par toutes les couches de la société française".
Une chose est sûre, nos trois spécialistes se rejoignent pour dire que l'éducation joue un rôle fondamental face à ces questions de racisme et d'antisémitisme et qu'il n'y a pas de fatalité. "On ne doit pas penser qu'il n'y a plus rien à faire. Il est vrai qu'avec un adulte qui a passé un certain âge et dont les idées sont très enracinées, il est très compliqué de faire bouger les positions. Mais pour un jeune qui a tout à découvrir de la vie, c'est facile", assure Jacques Fredj. "La famille joue un rôle de prévention essentielle, notamment avant la période où les adolescents deviennent rebelles, et qu'ils veulent prendre le contre-pied de leurs parents et de l'école, mais avant on a un boulevard", conclut-il. Par ailleurs, sachez que du 21 au 28 mars, se déroulera la Semaine d'éducation et d'actions contre le racisme et l'antisémitisme. Son objectif est de sensibiliser les élèves des écoles, collèges et lycées, à la prévention de toutes les formes de discriminations.

vendredi 24 mai 2019

Israelly"cool"

Sometimes i got some very agressive answers like this one below. I'm always flabbergasted...
People don't like to be proven how useless they are. How their so called combat is going nowhere. How their so called convictions are fake. There's a difference between fighting stereotypes and pretending to fight stereotypes. Most people belong to the 2nd category.
It's been years I'm fighting the number one stereotype on Jews and their supposed richness.  I'll never understand how people pretending to share the same fight will forever put the number one cliché on Jews under the carpet and will, pretending to wear their heart on the sleeve, delicately delete my mails, and even sometimes attack, intimidate me if I don't follow their footsteps of cowardice...
This is a taboo subject. No matter what they say. I made the only docu on this subject and 99.9% persons i ask some help to are just pretending to look elsewhere...
And they don't like to be reminded how shallow they are.
Here's a fine example:


Here's the answer I had today from Israelly "cool" https://twitter.com/israellycool on the only documentary ever made in cinema history on Jewish poverty (20% of Jews live in poverty)
I asked if he could give a hand ? share ? do something ? Not much.  I contacted him many times over the years. He never answered. Except today. And what an answer...!


The guy brags about debunking stuff on antisemitism https://www.israellycool.com/category/libels/ but you won't find a single line on the number 1 stereotype on Jews on his blog.

But when it comes to palestinians, suddenly....



it just cannot work. Insincerity at its finest...

---------

Crazy....
You want to help and all you got is:

Aussie Dave

16:35 (il y a 8 minutes)
À moi

This is only the start, fuckhead

---------


Keep entertaining me.
No idea who you are, but you clearly picked on the wrong person

-----------

You "don't know who i am" but you have my name, profession  etc....
Poor guy...

----------

Feel free to publish the rude email right below...

"non jewish person" like if it's a crime...
Poor guy...

------------

Let me be REAL clear.

U email me out of blue. No idea who you are. You are rude and disgusting to me
You write some post about me
(which I am sure will not be read by more than say 5 people.

Nevertheless, you think u can bully me?
Not gonna happen.

You are toast in the pro Israel world.
I will make sure no one takes you seriously after this disgusting hit job.

-----------

Aussie Dave

16:53 (il y a 0 minute)
À moi
antisemitic piece of shit
You should be scared..google your name after his limp dick

----------

And it all started because of this "rude email":

Hi

I made the 1st documentary in cinema history on Jewish poverty in order to tackle some stereotypes.

https://medium.com/@JewsGotTwitt3r/jewish-poverty-a-damaging-taboo-9654c8c1aed3

Maybe you'd like to give a hand ?


Regards,
-Sasha


-----------


Aussie Dave

17:21 (il y a 15 minutes)
À moi
Not interested dickhead.

You trolled me now you are gonna pay the consequences.

Last email from me

-----------

Please make them laugh on how I am antisemite and anti Israel...
https://fr.timesofisrael.com/search/?q=sasha+andreas&submit=

-------------------------------------------------------------------------

Of course, the coward disappeared never to be heard of again...
And still 0 mention on Jewish poverty on his blog.
And those people pretend to fight antisemitism...


Mettre le nez de certains ds leur propre merde ne plait pas.
Réaction typique de pervers-narcissiques...
Quand tu leur démontres leur connerie: "Non, ça ne m'intéresse pas, t'es un connard"

mercredi 15 mai 2019

Aux racines économiques de l’antisémitisme

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste Paul Seabright évoque une étude montrant que, à partir du XVIe siècle, la montée de l’antisémitisme en Allemagne est surtout le fait des villes calvinistes où les financiers protestants entrent en concurrence avec les prêteurs juifs.
Chronique. La remontée de l’antisémitisme dans le monde ces dernières années est souvent habillée dans des discours prétextant des motivations idéologiques. Depuis des siècles, des antisémites s’appuient sur des fictions plus ou moins grossières pour tenter de justifier leur haine. Il serait pourtant trompeur de penser que l’antisémitisme fleurit uniquement dans un contexte de propagande, ou que ses racines sont uniquement culturelles. Parfois ces fictions se répandent précisément parce que ceux qui les entendent ont des motivations plus cyniquement économiques pour y croire, ou pour faire semblant d’y croire.
Un article fascinant paru ce mois-ci dans une prestigieuse revue américaine analyse six siècles d’antisémitisme pour montrer que, malgré son habillage idéologique, l’antisémitisme a également des racines économiques (« Religion, Division of Labor, and Conflict : Anti-Semitism in Germany over 600 Years », Sascha O. Becker et Luigi Pascali, American Economic Review 109/5, 2019).
Aux XIVe et XVesiècles, l’interdiction du prêt à intérêt par l’Eglise catholique rendait les activités économiques des juifs et des chrétiens complémentaires
L’idée de base est très simple. Aux XIVe et XVe siècles, l’interdiction du prêt à intérêt par l’Eglise catholique rendait les activités économiques des juifs et des chrétiens plutôt complémentaires ; les uns avaient besoin des autres et vice versa. D’autant plus que le niveau d’éducation moyen des catholiques était bien inférieur à celui des juifs car le catholicisme offrait peu d’incitations au peuple à poursuivre l’éducation.
La Réforme, au début du XVIe siècle, non seulement permettait aux protestants de s’impliquer dans les prêts à intérêt, mais offrait des incitations plus importantes à l’éducation : un protestant lettré pouvait lire la Bible dans sa propre langue sans devoir apprendre le latin. Résultat : les activités économiques des protestants et des juifs n’étaient plus complémentaires mais devinrent substituables, donc concurrentes. Et entre concurrents, les coups les plus bas devinrent envisageables.
Les auteurs de cet article montrent comment, après la Réforme, les manifestations antisémites se sont multipliées dans les régions protestantes d’Allemagne par rapport aux régions catholiques. Il s’agit autant d’actes (pogroms, massacres et expulsions de communautés juives) que d’écrits (publications de livres aux titres antisémites).
En soi ces observations seraient compatibles avec une explication purement culturelle de la montée de l’antisémitisme : à cause de serments et de prêches des pasteurs protestants, par exemple (vers la fin de sa vie, Martin Luther s’était livré à de violentes attaques antisémites).

Résurgence de l’antisémitisme après la Réforme

Mais les auteurs vont plus loin. Ils démontrent que la résurgence de l’antisémitisme après la Réforme dans les régions protestantes a été plus forte dans les villes où le commerce fut une activité plus importante au XVe siècle, et encore plus dans les villes où les juifs étaient davantage impliqués dans le prêt à intérêt. C’est cette activité économique préalable, et non pas un quelconque attachement à la théologie du protestantisme, qui explique la montée en puissance des actes et des écrits antisémites.

Si la théologie plutôt que la compétition économique était en cause, les villes gouvernées par les disciples de Luther auraient été plus antisémites que les villes gouvernées par les disciples de Calvin, car Luther était plus antisémite que Calvin, et ce dernier était plus tolérant au principe de l’activité du prêt à intérêt. Or c’est précisément dans les villes gouvernées par les disciples de Calvin, où les entrepreneurs protestants se sont mis à exercer des activités financières jusque-là occupées par les juifs, que l’antisémitisme a augmenté le plus.
Les leçons pour nos jours sont évidentes. Si les discours antisémites, comme beaucoup de discours racistes, s’habillent souvent d’un langage idéologique qui évoque des principes grandioses de protection des religions, des cultures ou des identités nationales, ils font en réalité souvent appel à des instincts de jalousie très bassement économiques.


Paul Seabright (Institut d'études avancées de Toulouse)

lundi 29 avril 2019

"LES JUIFS PAUVRES" : UN FILM DOCUMENTAIRE DÉRANGEANT ET INTERPELLANT !!

(...)

C’est lui, Sasha Andreas, un bordelais qui a grandi entre Andernos et la ville qui se couche sur la Garonne. Sasha est un réalisateur convaincu qui a connu ses premiers souvenirs de cinéma dans cette ville. Il allait à l'école Montgolfier dans les années 80 à Bordeaux. Ses grands-parents, les Estrabou, tenaient « Le Khédive », un tabac-presse, au 2 allées de Tourny, aujourd'hui rebaptisé « L’Intendant », dont sa famille est toujours propriétaire des murs.

(...)

Le réalisateur plus décidé que jamais souhaite « que ces faits soient plus mis en avant afin de secouer les consciences. Malheureusement, pour une raison que je ne comprendrais jamais, ce sujet dérange ». La preuve, en France, aucune association (juive ou pas) n’a voulu aidé le réalisateur dans son projet. Plus encore : « Quand je contactais des médias juifs français, ils restaient muets. Mais bizarrement, quand j'obtiens, avec difficulté, des articles dans des médias généralistes, l'article est copié/collé par ces mêmes médias....preuve qu'on est sur la bonne voie ».

(...)

Pourquoi la réalisation de ce document ?Le meurtre d'Ilan Halimi m'a fortement poussé de l’avant. De plus, jamais un documentaire sur ce sujet n'avait été réalisé, ça me semblait important d'informer. Certains m'ont dit qu'il n'avait jamais pensé que des juifs pouvaient être pauvres, que ça leur avait ouvert les yeux. Pari réussi donc. Mais ça reste assez confidentiel.

  • Quels messages forts vouliez-vous transmettre ?
    Je voulais expliquer qu'une grande partie des juifs à travers le monde vivent sous le seuil de pauvreté. Les études sont régulières, disponibles sur plusieurs pays. Ce n'est pas une information cachée. Il suffit de s'y intéresser et surtout de relayer, ce qui est très rare.
(...)

  • A votre avis, pourquoi votre projet n'a pas eu de soutien, avant son lancement, pendant et après ?Pourquoi aucune association dans mon pays ne m'a aidé est un mystère ? A mon avis c'est un mix de lâcheté, de désintérêt, une envie de "ne pas faire de vagues" et j'irai même plus loin: une envie de coller au stéréotype du juif qui réussit. Nous avons tourné à New York et seul le Huffington Post a bien voulu nous parler. A ce jour aucun média juif US n'a relayé. Montrer des "losers" n'est pas flatteur. Je ressens clairement ça quand je discute avec des américains. Ils font des grands yeux. Là- bas si on est pauvre, c'est qu'on le veut bien. Si on est juif et pauvre c'est qu'on a rien compris. Il faut savoir qu'il y a des juifs new yorkais qui ignorent qu'il y a des juifs pauvres dans leur propre ville.
  • Dans le débat en France sur l'antisémitisme, dans quelle optique votre documentaire se positionne ?
    J’ai eu cette idée en 2007. J'ai contacté plusieurs personnes afin de le monter. Personne ne répondait. Je sentais que cette montée d'antisémitisme, que certains semblent découvrir seulement maintenant, n'allait pas s'arrêter. L'histoire nous démontre qu'il y a toujours un crescendo. La popularité d'un Dieudonné par exemple est inquiétante. Nous avons fait ce documentaire finalement en 2012 car ça nous semblait utile et complètement coller à son temps. Nous avons tourné à New York car seulement des new yorkais nous avaient répondu. Il aurait été plus simple pour nous de tourner en France, mais malheureusement ça a coincé.
  • Mais à sa sortie officielle, votre film documentaire n’a pas laissé indifférent ?
    Tout à fait, par exemple, les médias juifs français ne me répondaient jamais, mais ils se font un plaisir de copier/coller ce que j’obtiens ailleurs. Preuve que nous sommes sur la bonne piste. Leur manque d'implication est préjudiciable. Il faut souligner que l'écrasante majorité des gens qui nous soutiennent ne sont pas juifs. Ils perçoivent le problème et prennent le temps de dialoguer avec nous. Il faut de l'action. Je suis très pessimiste. Il ne suffit pas d'appeler "au sursaut" il faut se bouger. 

vendredi 26 avril 2019

CRIF/PRÉJUGÉS - LES STÉRÉOTYPES ET PRÉJUGÉS ANTISÉMITES MALFAISANTS

La survivance d’un antisémitisme structurel s’appuie sur de vieux clichés nauséeux, les mêmes qui perdurent depuis des siècles. Dans ce texte, nous rappelons la survivance des stéréotypes et préjugés, en nous appuyant sur de récents sondages.
Par Marc Knobel, Historien et Directeur des Etudes au Crif

Le Juif et l’argent ?

L'antisémitisme « économique » est une conséquence directe et effective de l'antijudaïsme religieux. Pourquoi ? Considéré comme le peuple « déicide », les Juifs ont été mis au ban de la société par les chrétiens, pendant des siècles. Ils ont été empêchés de posséder et de travailler la terre. Les Juifs ont alors exercé à l’époque médiévale un éventail de métiers, embrassant surtout l’artisanat, la médecine, le négoce et le prêt. Le confinement d’un certain nombre de Juifs dans le prêt à intérêt, dénommé « usure », fut en vérité le résultat d’une politique totalement délibérée de l’Eglise et le Juif est vite devenu l’archétype de l’usurier (en raison d’un autre poncif de l’antijudaïsme ecclésiastique), remontant à la figure de Judas l’Iscariote.
Rappelons également que dans l’Europe médiévale, les chrétiens n’avaient ni le droit ni de vendre ni de faire fructifier l’argent. Le prêt était considéré par l’Eglise, comme une activité malsaine qui permettait de gagner de l'argent sans travailler. L'Eglise assimilait alors le prêteur au diable, une nouvelle forme de la tentation. Comme le rappelle le sociologue Michel Wieviorka dans une interview à l'Obs (1): «au Moyen Age, les juifs ont souvent été, sinon expulsés, maltraités et confinés à des fonctions liées à l'argent, ce qui était mal considéré. Beaucoup travaillaient dans la banque. Ils ont alors commencé à subir des accusations de rapacité et d'avarice. » L'un des exemples les plus connus de ce stéréotype figure dans le livre de William Shakespeare, « Le Marchand de Venise », dans le caractère de Shylock, un usurier juif qui demande du héros, Antonio, un litre de viande quand celui-ci ne peut rendre le prêt. »
Mais c'est à l'orée du XIXème siècle, avec l'émergence du capitalisme industriel, que le cliché des Juifs et de l'argent s'affirme avec une nouvelle force. Les Juifs sont alors accusés d'être les promoteurs du capitalisme mondialisé. Le cliché se transforme en complot ». L'historien Gerald Krefetz dans son livre « Les juifs et l'argent: les mythes et la réalité », résume l'idée de l'antisémitisme économique en une phrase: « [les juifs] contrôlent les banques, la réserve monétaire, l'économie et les affaires — de la communauté, du pays, du monde (2). » Aujourd'hui, cet amalgame n'a pas disparu de nos sociétés. Il réapparaît avec chaque crise économique (par exemple en 1997, le président malaisien accusait les Juifs d'avoir fait chuter la monnaie de son pays) et sert d'explication facile lors de faillites ou de réussites financières spectaculaires. Plus près de nous encore (2006), l’assassinat du jeune Ilan Halimi puise directement en la survivance de ces préjugés (3).

Stéréotypes : que disent les sondages ?

En 2014, la Fondation pour l’innovation politique mène deux enquêtes avec l’Ifop. La première a été menée auprès d’un échantillon de 1005 personnes, représentatif des Français âgés de 16 ans et plus. Les interviews ont eu lieu par questionnaires auto-administrés en ligne du 26 au 30 septembre 2014. Cette enquête révèle que 25% des Français pensent que les Juifs « ont trop de pouvoir dans le domaine de l’économie et de la finance. »
En 2015-2016 et durant 18 mois, l'Ipsos enquête sur le « vivre ensemble » en France. Et plus particulièrement sur la façon dont sont perçues les communautés juive et musulmane dans notre pays. L'étude, qui a été commandée par la Fondation du judaïsme français (janvier 2016), révèle surtout le sentiment de défiance qui traverse notre société.
Si « les Français considèrent massivement que les juifs sont bien intégrés », plus d'un sondé sur deux (56 %) estime qu'ils ont « beaucoup de pouvoir », ou qu'ils sont « plus riches que la moyenne des Français ». Pour 41 %, ils sont même « un peu trop présents dans les médias » et 60 % pensent qu'ils ont leur part de responsabilité dans la montée de l'antisémitisme. Résultat : pour plus d'un sondé sur dix (13 %), « il y a un peu trop de juifs en France (4) ».
Après le sondage paru dans Le Journal du dimanche, c’est au tour du Parisien de publier un autre sondage. Le quotidien reprend un sondage de l'Ifop (étude de l'Ifop menée en ligne auprès de 1468 personnes entre le 3 et le 5 février), commandé par SOS Racisme et l'UEJF, sur les préjugés supposés sur les juifs. Entre un tiers et un quart des interviewés adhèrent à l’idée que les juifs utilisent dans leur propre intérêt leur statut de victimes du génocide nazi (32%), qu’ils sont plus riches que la moyenne des Français (31%), qu’ils ont trop de pouvoir dans les médias (25%) ou dans le domaine de l’économie et des finances (24%, contre 19% s’agissant de la politique) (5).
En octobre 2016, un sondage d’opinion CNCDH/SIG/IPSOS révèle que 35% des Français pensent que « les Juifs ont un rapport particulier avec l’argent » (66% par rapport à janvier 2016) (6).
En novembre 2018, une étude réalisée par le sondeur ComRes pour CNN montre la prégnance des clichés antisémites en Europe. Ainsi, en France comme en Europe, entre 24 et 28% des personnes interrogées estiment que «la communauté juive a trop d'influence à travers le monde » dans la sphère de la « finance et des affaires », un chiffre qui s'élève à environ 21% dans les champs politique et médiatique. Cependant, dans le même sondage, à la question de savoir si l'antisémitisme est considéré (à juste titre) comme un problème grandissant aujourd'hui : réponse positive pour plus de 48% des Français et plus de 43% des Européens (7).

Les clichés que l’on doit combattre

Pour lutter contre ce préjugé, un Français Sasha Andreas et Anna Heim, une jeune toulousaine ont réalisé un documentaire « Jews got money » (« Les Juifs ont de l’argent ») (8), où ils enquêtent sur la pauvreté dans la communauté juive à New-York, ou un Juif sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Sasha Andreas, qui n'est pas juif, a pris conscience un jour de la prégnance du cliché "juif=argent" dans la société. Ils ont ensuite été très marqués par l'histoire d'Ilan Halimi, torturé par des bourreaux pour la prétendue richesse de sa famille, car juive. On retrouve encore ce cliché dans l’agression à Créteil, en décembre 2014 (9), par exemple.
Savez-vous qu'environ 20 % des Juifs vivent dans la pauvreté, rappelle La Dépêche (10) ? « Sasha qui a côtoyé beaucoup de Juifs depuis son enfance s'est rendu compte du décalage entre l'image qu'avaient certaines personnes et la réalité. C'est une communauté qui réussit bien de façon générale, mais cela n'empêche pas qu'il y ait des pauvres », explique Anna à La Dépêche. La jeune femme issue d'une famille juive réalise elle aussi que les idées reçues et les mythes sont nombreux. Les tabous sur le sujet de la pauvreté au sein de la communauté juive n'arrangent rien », rapporte le journal. Objectif du documentaire ? « Sortir des clichés dangereux sur les juifs, qui font de réels dégâts. » « On ne veut pas faire changer d'avis, mais si l'on pouvait avoir un impact même petit, ce serait super », souligne la jeune femme. Leur documentaire, l'unique œuvre sur le sujet montre une réalité : celle d'une communauté immigrée ou ayant perdu beaucoup d'argent pendant la crise financière et qui ne parvient pas à s'en sortir. Il met également en avant les nombreuses associations mobilisées pour les aider. « C’est une réalité qui touche tous les pays », explique Anna (11).

Notes :

1)      L’Obs, 5 décembre 2014.

2)      Voir à ce sujet : Jacques Attali, Les Juifs, le monde et l’argent : histoire économique du peuple Juif, Paris, Le Livre de Poche, N° 15580, octobre 2007.

3)      Le 20 janvier 2006, Ilan Halimi a rendez-vous dans la soirée avec la jeune Emma, qui l’a abordé trois jours plus tôt dans le magasin de téléphonie où il effectuait un remplacement. La mineure est un appât « loué » par un certain Youssouf Fofana, dont le plan est d’enlever un Juif « parce qu’ils sont bourrés de thunes ». Emma entraîne Ilan dans le sous-sol d’un immeuble à Sceaux. Là, ses complices le neutralisent, puis l’emmènent jusqu’à un appartement vide à Bagneux. Pendant les semaines suivantes, Ilan est torturé. Le 21 janvier, Youssouf Fofana envoie depuis un cybercafé une photo d’Ilan à sa famille, sur laquelle le jeune homme apparaît menacé par un pistolet. Fofana exige une rançon de 450.000 euros. Il quitte ensuite la France pour la Côte d’Ivoire, laissant l’otage à des complices. Ceux-ci, devant l’absence de réaction de la famille, s’impatientent. Les jours passent, les échanges téléphoniques avec la famille se multiplient, le montant de la rançon ne cesse de changer. De retour en France, Fofana avertit un rabbin « qu’un Juif a été kidnappé » et le guide jusqu’à une boîte à lettre, où l’homme découvre une cassette audio sur laquelle est enregistré un message de l’otage « en sanglot, à bout de force, parlant des sévices subis ». Au même moment, Fofana doit libérer l’appartement où est détenu Ilan. Dans la nuit du 29, il le transporte jusque dans les caves d’un immeuble voisin. Le 31, un cousin d’Ilan trouve une cassette vidéo de l’otage, suppliant qu’on paye la rançon, ainsi qu’une photo de lui, en peignoir, menotté. La situation s’enlise. Dimanche 12 février 2006, Youssouf Fofana rentre à Paris. Ses complices en ont assez, visiblement. Il leur assure qu'il va laisser partir Ilan, qu'il roue quand même de coups (une nouvelle fois) pour obtenir d'autres coordonnées de la famille. Pour effacer les indices, Ilan est lavé, ses cheveux sont rasés. Le 13, à 5h00, les anciens geôliers voient Fofana partir au volant d'une voiture volée, son otage se trouve dans le coffre. Trois heures et demie plus tard, une conductrice repère Ilan le long d'une voie de chemin de fer, à Sainte-Geneviève-des-Bois. Il est nu, il est menotté et bâillonné. Le corps est recouvert de brûlures. Il meurt en route vers l'hôpital.

4)      Cependant, les sondages de 2016 seront très critiqués. Les questions seront jugées tendancieuses et caricaturales.

6)      Sondage CNCDH/SIG/IPSOS, réalisé du 17 au 24 octobre 2016, sur un échantillon de 1006 personnes. Voir à ce sujet le rapport de la CNCDH, La Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, Paris, La Documentation Française, pp. 58 et suivantes.

7)      Le Figaro, « Antisémitisme en Europe : un sondage américain alarmant, mais critiqué », 2 novembre 2018.

8)      Le film est disponible sur cette plateforme :
9)      Le quartier du Port, à Créteil, ressemble à beaucoup d’autres de la banlieue parisienne. Des immeubles de 5 à 6 étages, aérés par des allées de verdures et des jeux pour enfants, des parkings de voitures au pied de chaque bâtiment. Des groupes de jeunes traînent en bas des immeubles ou circulent à scooter. Ce quartier, comme l’ensemble de la ville de Créteil, abrite une importante communauté juive. Le 1er décembre 2014, Jonathan, 21 ans, et sa compagne, âgée de 19 ans, sont agressés à leur domicile dans le quartier du Port, à Créteil (Val-de-Marne), par trois hommes. Le jour des faits donc, trois hommes cagoulés et armés s'engouffrent dans l'appartement du couple. Ils recherchent de l'argent et des bijoux. « Les juifs, ça ne met pas l'argent à la banque », s'agace l'un d'eux devant le maigre butin récolté. Sous la menace d'une arme, Jonathan donne son numéro de carte bleue avant d'être entravé. Alors qu'elle se trouve seule dans une chambre, sa compagne est violée par l'un des malfaiteurs.

10)  La dépêche, « Une Toulousaine produit le premier documentaire sur « les Juifs pauvres », 3 décembre 2018.


----------------

 19% des juifs de France vivent sous le seuil de pauvreté


L’urgence se fait sentir dans des villes entières d’île de France plus de 70.000 français de confession juive vivent sous le seuil de pauvreté. Une paupérisation qui ne va qu’en grandissant, impliquant des familles entières, des associations se mobilisent.

Moins de 900 euros par mois

Pour des familles entières de la communauté juive le quotidien se résume à 900 € par mois. D’après Eric Bendrihem de Mazone, notre partenaire, les demandes de colis alimentaires ont augmenté tragiquement et l’association caritative se doit de grossir ses effectifs de bénévoles. Selon Eric Bendrihem; « Certains sont dans une situation de survie, c’est intenable ».

mazone message réel

 

Les statistiques n’offrent pas suffisamment de relief à la réalité de la paupérisation des juifs de France. Une interprétation optimiste permet de dire que 19 % de personnes vivants sous le seuil de pauvreté c’est tout de même 81 % qui « s’en sortent ». Mais ces chiffres sont-ils vraiment proches de la réalité ? Les chiffres du FSJU sont basés sur les demandes de juifs proches de la communauté qui viennent réclamer de l’aide à la synagogue. Mais qu’en est-il des juifs athées, des juifs éloignés des instances communautaires ? Qu’en est-il des couples mixtes, des juifs assimilés ou des descendants de déportés qui ont pour beaucoup anéanti leur pratique du judaïsme ? Ceux-là existent aussi et passent au travers des statistiques.

Ceux qui vivent dans des quartiers défavorisés peinent à s’en sortir. Ainsi l’Est parisien regroupe des familles dans le besoin, des familles souvent monoparentales. Le père a déserté, l’argent manque, l’environnement est hostile.

Les préjugés sont tenaces

L’idée même d’évoquer la pauvreté des juifs de France contredit les préjugés judéophobes de plus en plus populaires. Ainsi les familles juives dans le besoin ayant intégré ces préjugés, n’osent pas sortir du bois. Pour eux, « un juif doit s’en sortir » sans l’aide des autres pour ne pas paraitre ridicule. On assiste ainsi à une clandestinisation de la pauvreté dans les quartiers dits « riches » de l’Ouest parisien, où pour être à la « hauteur du voisinage » on se prive de tout, même de nourriture.

https://www.europe-israel.org/2016/06/etat-des-lieux-19-des-juifs-de-france-vivent-sous-le-seuil-de-pauvrete/