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mercredi 5 juin 2013

Un docu sur les juifs pauvres : « Et les coiffeurs hétéros ? »




Quand le réalisateur Sasha Andreas a décidé de faire un documentaire sur les juifs pauvres et que j’ai accepté de le produire, nous savions que nous nous attaquions à une idée reçue : « les juifs ont de l’argent. » C’est même cette idée qui a inspiré notre démarche et son titre provocateur : « J£w$ Got Mon€¥. »

BANDE-ANNONCE DE « JEWS GOT MONEY »
Etant à la recherche d’un distributeur, notre documentaire est encore inédit, mais nous avons d’ores et déjà découvert que le tabou est encore plus grand que nous le pensions. Entre surprise, gêne, déni, suspicion et amusement, voici un petit florilège des réactions rencontrées au cours de notre projet.
Un petit tour sur Google, et la saisie semi-automatique vous révélera ce qu’un certain nombre de francophones affirment ou se demandent tout bas :

Les juifs sont tous... (Capture d’écran)
Vous remarquerez la nuance : pas « il y a des juifs riches », ou même « beaucoup de juifs sont riches », ou encore « beaucoup de riches sont juifs ». Non, le cliché veut que tous les juifs soient riches, comme s’ils formaient un bloc.
Malheureusement, il n’est pas rare d’entendre ce genre d’insinuations, dont Coluche lui-même s’était rendu coupable à une heure de grande écoute (on remarque au passage qu’il y avait selon lui « les juifs » d’un côté et « les Français » de l’autre). Sans remonter aussi loin, une petite recherche sur Twitter confirme que le cliché existe toujours parmi les jeunes générations :


Il ne s’agit pas de montrer la France du doigt ; à New York, où nous avons choisi de tourner, notre projet a aussi parfois été accueilli avec étonnement. Malgré la présence d’un million de juifs dans cette ville cosmopolite, beaucoup semblent penser que la pauvreté chez les juifs new-yorkais est une affaire du passé. C’est ce qu’ont proclamé des « amis d’amis » sur Facebook alors que nous recherchions un caméraman :
« Il n’y a pas de juifs pauvres à New York ! »
Bien sûr, en y réfléchissant, les gens sensés en France et ailleurs finissent par se rendre à l’évidence et se disent qu’il y a forcément des juifs qui ne sont pas riches, voire qui sont dans le besoin. Le hic, c’est que peu font cet effort de réflexion.
MAKING OF
Avec « Jews Got Money », entièrement tourné à New York, Sasha Andreas réalise son premier documentaire. L’auteur est français, et il n’est pas juif. Lorsqu’il a pris contact avec Rue89 pour nous parler de son projet, il a évoqué un sujet « tabou ».
« Pourquoi tabou ? », lui a-t-on demandé. Sa productrice Anna Heim a accepté de nous raconter en détails les réactions épidermiques de leurs interlocuteurs. Elle a entièrement financé le film (à petit budget) et recherche encore un distributeur.
Camille Polloni
Même quand c’est le cas, savent-ils qu’il y a autant de juifs pauvres et qui ils sont ? Généralement non. En fait, les juifs pauvres font eux-mêmes l’objet de stéréotypes, comme le prouve un commentaire que nous avons fréquemment entendu :
« Ce sont des familles nombreuses ultra-orthodoxes, non ? »
Cette généralisation ne vient pas de nulle part ; selon le Bureau du recensement des Etats-Unis, cité par le New York Times, le lieu le plus pauvre de tous les Etats-Unis est le village de Kiryas Joel. Dans cette petite ville de 21 000 habitants, la plupart des résidents appartiennent à la communauté hassidique Satmar, et 70% vivent sous le seuil de pauvreté.
Le souci, c’est que limiter la pauvreté juive à un choix de vie n’en donne qu’une image partiale et partielle. Selon une étude conduite en 2011[PDF] au nom de la fédération new-yorkaise d’Appel Juif Unifié, un juif new-yorkais sur cinq vit dans la pauvreté – un pourcentage similaire à celui constaté dans d’autres contrées, par exemple en Australie.
Parmi les juifs américains en difficulté financière, il y a des familles orthodoxes, c’est vrai, mais aussi des survivants de la Shoah dont les proches sont décédés, des juifs soviétiques jeunes ou âgés qui ont émigré aux Etats-Unis après la chute de l’URSS, des parents célibataires, des handicapés et des ménages frappés par le chômage suite à la crise économique, comme bon nombre de leurs compatriotes.
L’un des faits qui nous a le plus frappés et surpris lors de notre enquête est la réticence que la communauté juive a à aborder ce sujet. Comme l’a noté le blog Simply Jews, cette attitude dément le cliché selon lequel les juifs se complairaient dans une posture victimaire.
Ainsi, nous avons reçu cette fin de non-recevoir de la part d’un entrepreneur juif américain à qui nous demandions des recommandations et dont nous tairons le nom :
« Pour être franc, je ne suis pas à l’aise avec le sujet ou les objectifs du documentaire. »
Notre but étant simplement de donner une image plus juste des juifs, ce refus nous a bien entendu déroutés, mais il a eu le mérite de mettre des mots sur un tabou dont nous avions du mal à cerner les raisons. Un autre de nos contacts américains d’origine juive a bien résumé ce phénomène dans un commentaire que je traduis ici :
« Après avoir vu [votre] bande-annonce, j’ai l’impression que les juifs sans argent sont vus comme un manquement au stéréotype. Comme si nous devions perpétuer la notion qu’être juif égale être riche. »
Comme nous l’avons appris, cette pression s’exerce à deux niveaux. D’une part, beaucoup de juifs se sentent obligés de mettre l’accent sur la réussite sociale de leurs coreligionnaires, quitte à passer la question de la pauvreté à la trappe. De l’autre, de nombreux juifs pauvres vivent dans la honte et sont réticents à demander de l’aide.
Quoi qu’il en soit, le résultat est identique : les juifs pauvres restent souvent invisibles aux yeux de la société. Par exemple, l’une de mes amies juives américaines m’a avoué que ce n’est qu’avec notre projet qu’elle a véritablement pris conscience de l’ampleur du problème, alors que sa famille fait de nombreux dons en faveur des nécessiteux et des associations qui leur viennent en aide.
Comme elle l’a souligné, la philanthropie est aussi à l’origine d’un douloureux paradoxe. Les principes de « tsedaka » (charité) et de justice sociale inscrits dans la religion juive incitent en effet tous ceux qui le peuvent à faire des dons réguliers pour de multiples causes, une générosité qui a pour conséquence de renforcer l’idée que les juifs sont riches.
Vous l’aurez compris, nous avons été confrontés à des difficultés que nous n’avions pas anticipées, et c’est encore le cas maintenant que nous contactons journalistes, distributeurs et éventuels soutiens.
Notre démarche à contre-courant est parfois gentiment moquée, comme par@xorizo, notre ami sur Twitter, qui nous a gracieusement aidés à retouchernotre affiche... et qui a aussi demandé goguenard au réalisateur si son prochain documentaire serait consacré « aux coiffeurs hétéros ! ? ».
Nettement moins drôle, on essaye parfois de nous imposer un agenda militant, comme ce critique de cinéma nous répondant que l’on pourrait opposer notre film « à un documentaire sur les Palestiniens milliardaires ». Ce commentaire est d’autant plus consternant que nous nous sommes bien gardés d’aborder le conflit israélo-palestinien, qui n’est pas notre sujet.
Même parmi ceux qui ont soutenu notre film, nous remarquons avec une pointe d’amusement qu’ils n’osent souvent pas mentionner son titre ou même les mots « juifs » et « pauvres » lorsqu’ils partagent des articles à son sujet. A l’exception de notre ami (fils d’une légende du cinéma) au pseudo WTF qui lui, y est allé franchement dans un tweet.
Cet embarras renforce bien évidemment notre motivation à faire tomber les clichés au sein de la communauté juive et au-delà. Il est d’ailleurs regrettable que « J£w$ Got Mon€¥ » soit parfois vu comme un projet judéo-juif.
Par exemple, on me demande très souvent si le réalisateur est juif – pour information, la réponse est non... Autre variante : « Vous allez l’envoyer dans les festivals de cinéma juif ? ». Notre réponse : peut-être, mais nous espérons aussi atteindre une audience plus large, comme cette lectrice du Huffington Post américain faisant son mea culpa :


« Oui, » écrit-elle, « je suis coupable de penser que les juifs ont tendance à avoir de l’argent alors que j’en connais beaucoup qui n’en ont pas. J’attends le documentaire avec impatience. »
Au risque de pécher par excès d’optimisme, voici un signe encourageant. Serait-ce la confirmation que notre documentaire peut contribuer à faire évoluer les mentalités ?

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20130605.RUE6760/un-docu-sur-les-juifs-pauvres-et-les-coiffeurs-heteros.html



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Update dans le même registre:

La chanteuse Keren Ann:




La journaliste Noémie Halioua:

L’idée d’un documentaire sur les juifs pauvres, c’est un peu comme un sujet sur les homosexuels qui ne sont pas des tapettes ou sur les noirs qui ne savent pas danser… y’a un côté antiracisme qui  fait le jeu du racisme. Je trouve cela très maladroit…

On transmet à Ilan Halimi...

jeudi 30 mai 2013

"A moins qu'ils soient initiés par Vanessa Paradis ou Scarlett Johansson"


C'est fantastique une (un) journaliste, surtout de ELLE, ça parle à longueur de journée de sujets futiles, de rouge à lèvres et de ruptures de people...
Mais parfois également de cinéma, de documentaires mais VOILA il faut que Vanessa Paradis soit dérrière sinon t'es marron!
Voici un échange de mails avec une de ces "journalistes" (qui travaille pour plusieurs médias, je n'ai jamais mentionné ELLE en particulier) à qui je me suis adressé à titre personnel qui m'explique que j'ai besoin d'un distributeur pour qu'on parle de mon docu blablabla alors que TOUS les jours, nous lisons des articles sur des "projets", des rumeurs, des bruits de couloirs... dont la moitié ne verront jamais le jour ou feront un bide monumental. Pas seulement un truc comme ELLE mais Variety, Hollywood Reporter ou Esquire en font des caisses sur des trucs que vous ne verrez jamais! Chaque jour!

Mon docu est PRET. Ce sujet n'a jamais été traité d'où l'enthousiasme de départ dans l'échange de mails d'ailleurs.

Mais voilà, ce n'est pas initié par Vanessa Paradis...
Ah ben merde!

Pourtant ces journaleux, quand ils veulent parlent de docu qui n'iront jamais en salles...

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 Ce n'est pas tous les jours qu'un français réalise à NY le 1er documentaire sur les juifs pauvres. Sujet hautement tabou... Nous avons les plus grandes difficultés à le promouvoir Si vous souhaitez nous aider ? :) Merci
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Avec joie. Mais il faudrait que les gens du ELLE puissent le voir
Vous avez un dossier de presse? Il sort en salles/ sera diffusé quand et comment?
bonne journée

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Bonjour,  C'est ma 1é expérience et je n'ai pas de dossier de presse. Nous cherchons toujours un distributeur. Depuis presque un an j'essaye de faire "buzzer" ce sujet jamais traité sous cette forme. Je ne pensais vraiment pas que je me heurterais à tant de silences... Nous avons reçu trés peu de soutiens et le Huff Post a été notre meilleur allié jusqu'à présent. A noter également les soutiens de Guy Birenbaum, Benjamin Moser, Nick Baumann (Economist)

Si je pouvais vous compter dans la liste, ça serait peut-être décisif :)

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Malheureusement je ne peux pas en parler si les lecteurs ne peuvent pas le voir, ça n'a pas tellement de sens pour nous. L'idée est de recommander des choses...
Désolée de ne pouvoir faire plus.

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je lis pourtant régulièrement des articles qui parlent de projets, de rumeurs, d'inventions, des films, des docus, qui n'ont aucun financement, aucun  distributeur, qui sont par exemple sur Kickstarter et qui reçoivent une bonne couverture presse...

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Pas dans ELLE! A moins qu'ils soient initiés par Vanessa Paradis ou Scarlett Johansson.

samedi 25 mai 2013

Avez-vous déjà entendu parler d'un documentaire sur les Juifs pauvres?




Saviez-vous qu'un Juif new-yorkais sur cinq vit dans la pauvreté? Si vous l'ignoriez, vous n'êtes pas le seul: le cliché de rigueur en France et ailleurs est que "les Juifs ont de l'argent." C'est précisément à ce stéréotype que nous avons souhaité nous attaquer avec notre documentaire inédit, "Jews Got Money."
Contrairement aux idées reçues, il y a toujours eu des Juifs pauvres, et c'est encore vrai aujourd'hui de par le monde. C'est également le cas à New York, notre lieu de tournage, où réside la plus grande communauté juive hors d'Israël. 
Cette pauvreté est plus variée qu'on ne le croit; elle touche des membres de la communauté juive orthodoxe, mais aussi des survivants de la Shoah dont les proches sont décédés, des Juifs soviétiques qui ont émigré aux Etats-Unis après la chute de l'URSS et des familles qui ont durement souffert de la crise financière, comme bon nombre de leurs compatriotes américains.
Malgré leur invisibilité aux yeux du grand public, ces personnes ne sont pas abandonnées de tous, et New York compte quantité de soupes populaires casher et d'associations caritatives juives. Il convient de souligner que ces dernières aident tous ceux qu'elles peuvent, sans critère de religion.
L'une de ces associations est le 'Metropolitan Council on Jewish poverty', dirigé par William Rapfogel, l'un des principaux témoins de notre documentaire. Plus connue sous le nom de "Met Council," cette association à but non lucratif créée dans les années 1970 n'a eu de cesse de venir en aide aux plus démunis. Il y a encore quelques mois, elle a joué un rôle important auprès des victimes du passage de l'ouragan Sandy.
L'association hébraïque d'obsèques gratuites (HFBA) existe depuis encore plus longtemps. Née dans les années 1880, elle a enterré 60.000 Juifs indigents, dont de nombreux nouveaux-nés et personnes âgées ainsi que des victimes de  incendie de l'usine Triangle Shirtwaist de 1911.
La première fois que j'ai entendu parler de la HFBA et de ses actes d'altruisme, c'était par un article que sa directrice exécutive Amy Koplow avait publié l'année dernière sur le blog Religion du Huffington Post USA. Elle nous a par la suite conviés à visiter les cimetières que la HFBA entretient à Staten Island en compagnie du rabbin Shmuel Plafker qui nous a lui aussi accordé une interview.
Quelques jours plus tôt, nous avions aussi filmé un entretien avec le vice-président exécutif de la Conférence des Présidents de grandes organisations juives américaines, Malcolm Hoenlein parfois décrit comme étant "le Juif le plus puissant du monde occidental."
Vous serez peut-être surpris d'apprendre que Sasha Andreas, le réalisateur de "Jews Got Money", n'est pas juif. Il s'agit de son premier documentaire, sur un sujet qui lui tient à cœur:
"Étant Français, j'ai été marqué par le meurtre d'Ilan Halimi, enlevé, séquestré, torturé et tué par le gang des barbares, qui avait supposé qu'il était riche parce qu'il était juif."
Avec "Jews Got Money," son objectif était de mettre fin à un stéréotype dangereux, qu'il pensait essentiellement dû à l'antisémitisme. À sa grande surprise, il a découvert durant son enquête que la pauvreté était également un tabou au sein même de la communauté juive, et il s'est avéré particulièrement difficile d'obtenir des financements et des interviews:
"Je pensais que ce serait plus facile, parce que personne n'a jamais fait de documentaire sur ce sujet, donc je croyais que ma démarche serait bien accueillie, mais on dirait que certains préfèrent que rien ne change. Je m'attendais à ce que le titre que j'ai choisi fasse polémique, et finalement c'était le cadet de leurs soucis," confie-t-il.
Sa recherche de financements et de mécènes s'étant montrée infructueuse durant cinq ans, il a finalement réussi à réaliser son documentaire de 40 minutes avec un budget très limité et entièrement auto-financé. Le tournage n'aurait d'ailleurs pas été possible sans notre directeur de la photographie Dave Burdette, qui a mis son matériel et son talent à notre disposition pour une somme symbolique.
Maintenant le montage terminé, il nous reste à attirer l'attention de distributeurs et des médias qui pourront aider le film à trouver son public et transmettre son message. Malheureusement, nous avons jusqu'à présent essuyé refus sur refus, malgré plusieurs soutiens précieux tels que Guy Birenbaum et le Huffington Post USA, qui nous a également ouvert ses colonnes.
Il est important de noter que 99% de nos interlocuteurs font part de leur refus avant même d'avoir vu le film, ce qui confirme le tabou qui entoure notre sujet. Pourtant, il n'y a pas de raison de cacher l'existence des Juifs pauvres. Non seulement cela nourrit l'antisémitisme, mais cela prive aussi les associations qui leur viennent en aide de dons dont elles manquent toujours autant. La Tsedaka et la philanthropie sont profondément ancrées dans la culture juive, mais beaucoup de Juifs ne savent pas que certains de leurs coreligionnaires sont dans le besoin.
Avons-nous tort d'espérer que notre documentaire contribuera à briser le silence?

dimanche 14 avril 2013

Jews got money? You bet...


As a Jew*, I never argue with people who come out with statements like "Them Jews have got all the money in the world". Long as these people don't hit me for a donation, why not let them consider me a nabob?

The reality of my family history is a bit different. While I am a "privileged" son of a doctor and a teacher, these doctor and teacher were the first ones to get educated in the long genealogical trees of their respective families. All my other uncles (no aunts, my mom was the only female of that generation), grandparents, grand-grand parents etc were menial workers of all kinds. My childhood run its way among children of Jewish and non-Jewish families, only a small percentage of these was what could be called "rich" by the standards of the time.

So, when a non-Jewish documentary director Sasha Andreas produces a movie titled Jews Got Money?, dedicated to these other Jews - the ones who didn't get any money, I definitely see a worthy enterprise that should be of interest and great educational value to many, especially to the "Jews got all the money" crowd. And to start with, you can definitely benefit from reading this article about the movie. It starts with:
Did you know that one in five Jewish persons in New York lives in poverty? If you didn't, you are not alone: the common stereotype all around the world is that "Jews got money." This is exactly the cliché that our upcoming documentary by the same title hopes to debunk.
I was quite surprised to learn that Sasha Andreas didn't have an easy life with creating this movie:
His ambition with Jews Got Money was to put an end to a damaging stereotype, which he associated with Anti-Semitism. To his surprise, he discovered that poverty was also a taboo within the Jewish community itself, as he struggled to get funding and schedule interviews:

"I thought it would be easier, because a documentary on this subject has never been done before and I believed people would be happy to see someone finally address this issue, but most want to keep it that way. I only expected the title to pose some problems, but in the end it was the least of their concerns."
While this quote puts paid to another stereotype, the one about the Jews whining about their poverty, it's a worthy observation and makes the documentary even more appealing.

Here is a trailer of the documentary:



I hope it will cause you to watch the movie and to help with its promotion. It needs your attention and your help.

(*) Lately I caught myself liking this introduction, frequently used by Jewish A/Z (anti-Zionists) as a prelude to some inflammatory A/Z statement. Why shouldn't I use it too from time to time?

http://simplyjews.blogspot.com.es/2013/04/jews-got-money-you-bet.html

mercredi 6 février 2013

large donations are being used to construct new buildings instead of going toward Jewish education and poverty relief


TORONTO — The average Jewish person in Toronto doesn’t have much say in the priorities of the organized community, filmmaker Ben Feferman said at a town hall meeting he organized last month.
One of the repeated criticisms of organized community institutions made by the 40 people in attendance at the Barbara Frum Library May 24 was that large donations are being used to construct new buildings instead of going toward Jewish education and poverty relief.
Tuition costs for Jewish day schools are skyrocketing, leaving many families unable to afford Jewish education. “Maybe we [the Jewish community] have some issues with priorities,” Feferman said.
Feferman, 28, added that while large Jewish organizations and charities such as UJA Federation of Greater Toronto, UIA Federations Canada and the Centre for Israel and Jewish Affairs are well intentioned and do important work, they don’t operate transparently and democratically, or allocate donations in a way that everyone in the greater Jewish community would agree with.
“To what degree are we able to cast a ballot to remove the leadership?” he asked the audience.
Wayne Levin, an engineer and day-school funding advocate who was one of three other speakers at the event, said it’s not just the leaders of large organizations who can and should have an impact on community decision-making.
“We need to educate [people] and make people understand that they have a role to play,” he said.
Feferman filmed the meeting as a part of his upcoming documentary that looks at the challenges facing Canada’s Jewish community. He said he doesn’t have concrete solutions, but hopes that the community can work together to find them.
The title of Feferman’s documentary, Sha Shtil, to be released this summer, is a reference to the Yiddish phrase that means “be silent.”
Feferman, whose last documentary, The Wandering Jew, explored the Jewish attraction to eastern religions, said the title refers to a prevalent attitude in Canada’s Jewish community that encourages people not to speak up about issues.
He added that when he began filming, he was told several times by community members that he “can’t talk about these things,” and that he shouldn’t outwardly challenge the way the community is run.
“The line that everyone gives me is that we shouldn’t air our dirty laundry in public,” he said.
However, as work on his film progressed, he found people more receptive and open to change.
“Change is not always going to come from the top,” Feferman said. “It’s not always going to be spoon-fed to you. It often has to come from the grassroots.”
Feferman said he has never felt compelled to keep silent about problems he sees in the Jewish community.
“I’m not interested in making the Jewish community look good. I’m interested in making it do good.”
In addition to Feferman and Levin, the meeting also heard from two other speakers, social worker and supporter of Toronto’s homeless Lillian Freedman, and Israel advocate Esther Mendelsohn, who shared their experiences and offered opinions on where there’s room for change in Toronto’s Jewish community.
“There’s lots of work to be done” to fight poverty in the Jewish community, particularly among seniors and Holocaust survivors, Freedman said, adding that “the good news is it’s not hard and it’s not expensive.”
http://cjnews.com/news/jewish-organizations-aren%E2%80%99t-democratic-speaker-says

bab.la et la traduction du mot « greedy »


C’était un de ces sites internet que je ne connaissais pas jusqu’à ce matin. Un dictionnaire en ligne qui a été créé pour permettre gratuitement à ses utilisateurs de comprendre le sens d’un mot à travers des expressions. Une très belle initiative au demeurant, lancée par un groupe de jeunes Allemands.
Les fondateurs du site: Andreas Schroeter, Thomas Schroeter, Patrick Uecker
Les fondateurs du site: Andreas Schroeter, Thomas Schroeter, Patrick Uecker
Oui mais voilà, la raison pour laquelle on m’a parlé de ce dictionnaire est une mauvaise raison. Comme c’est le cas, trop souvent, avec des dizaines d’autres sites internet.
Un lecteur de JSSNews a donc attiré notre attention sur la traduction du mot « greedy », adjectif anglais qui signifie cupide, gourmand, avare, glouton ou avide.
Capture d’écran 2013-02-05 à 10.07.57
Le principe du dictionnaire étant aux utilisateurs de bien comprendre un mot à travers des expressions fait donc qu’il y a plusieurs exemples de traductions. Des normales comme :
Il y a beaucoup de personnes âpres au gain dans le monde.
ou
Un proverbe suédois dit que  » qui trop embrasse mal étreint « .
Malheureusement, il y a aussi des phrases aussi scandaleuses sur leurs formes que sur la réalité historique. Et forcément, Israël est coupable !
Voilà ainsi deux exemples d’expressions offertes aux utilisateurs, pour bien comprendre le sens de ce triste mot. Et plus grave encore, la toute première traduction du mot « greedy » est celle qui suit :
greedy {adj.} (aussi: avaricious, covetous)
cupide {adj.}
Israel continued its greedy seizure of Arab territories.
« Israël a poursuivi son acquisition cupide des territoires arabes. »
Capture d’écran 2013-02-05 à 10.08.22
Quelle belle image, n’est-ce pas ? Comment expliquer le mot cupidité si ce n’est en parlant des juifs et d’Israël ? Selon les « académiciens » de ce site, il n’y a rien de tel…
Et ce n’est d’ailleurs pas fini puisque plus bas, on retrouve une autre expression allant dans le même genre :
In truth, Sharon wanted to seize Palestinian land and annex it to Israel in order to satisfy his greedydesires.
En vérité, Sharon a voulu s’emparer du territoire palestinien pour l’annexer à Israël, afin de satisfaire ses convoitises.
De quoi rester bouche bée… Venir parler de Sharon qui a voulu « satisfaire ses convoitises en annexant le territoire palestinien » est d’autant plus un non-sens que c’est lui qui, rappelons-le pour ces historiens en herbe, a désengagé unilatéralement Israël de la bande de Gaza !
Et comme pour appuyer leur opinion négative des Israéliens, ne voilà-t-il pas qu’ils ajoutent, dès la définition suivante :
And you will undoubtedly find them the greediest of all people for life, (more greedy) than even those who associate partners with God.

(...)
http://jssnews.com/2013/02/05/dugrandart/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+JSSNews+%28JSS+News%29 

mercredi 30 janvier 2013

Have You Ever Heard of a Documentary on Jewish Poverty?


Did you know that one in five Jewish persons in New York lives in poverty? If you didn't, you are not alone: the common stereotype all around the world is that "Jews got money." This is exactly the cliché that our upcoming documentary by the same title hopes to debunk.
As a matter of fact, Jews without money have always existed, and they still do. It's not only about members of the Jewish Orthodox community: in New York City, which has the largest Jewish population outside of Israel, the Jewish poor also include elderly Holocaust survivors who lost their relatives and Soviet Jews who emigrated to the U.S. after the fall of the USSR, as well as families who, like many of their fellow Americans, deeply suffered from the financial crisis.
While they are almost invisible to the general public, it doesn't mean that they aren't getting help, and there are plenty of Kosher food kitchens and other Jewish charities. It is also important to note that these will support anyone they can, regardless of their religion.
One of these associations is the Metropolitan Council on Jewish poverty, run by William Rapfogel, one of our documentary's key interviewees. Also known as the Met Council, this nonprofit organization has been helping people since the 1970s; no later than a few weeks ago, it played an important role in post-hurricane Sandy relief.
The Hebrew Free Burial Association has been around for an even longer period of time. Since its inception in the 1880s, it has buried over 60,000 indigent Jews, from newborns and elderly people to victims of the 1911 Triangle Shirtwaist Factory fire.
I personally found out about the HFBA and its "selfless acts of kindness" in a post that its executive director Amy Koplow published on The Huffington Post Religion blog last year. She then invited us to visit the HFBA's cemeteries in Staten Island, where she and Rabbi Shmuel Plafker kindly gave us thoughtful interviews.
Earlier that month, we had also recorded a very interesting meeting with the Conference of Presidents' executive vice chairman Malcolm Hoenlein, who has been described as "the most powerful Jew in the Western world."




You may be surprised to hear that Jews Got Money's director Sasha Andreas is not Jewish. This is his first documentary, on an issue that is close to his heart:

"There was a story in my home country, France, about the young Ilan Halimi who was kidnapped, tortured and murdered by a gang who assumed that he 'had money' because he was a Jew," he told the blog AbbaNibi last year.
His ambition with Jews Got Money was to put an end to a damaging stereotype, which he associated with Anti-Semitism. To his surprise, he discovered that poverty was also a taboo within the Jewish community itself, as he struggled to get funding and schedule interviews:
"I thought it would be easier, because a documentary on this subject has never been done before and I believed people would be happy to see someone finally address this issue, but most want to keep it that way. I only expected the title to pose some problems, but in the end it was the least of their concerns."
After five years of trying to find backers with no luck, he managed to complete the 40-minute documentary on a very small, self-financed budget, and is now looking for distributors and festivals interested in helping the film and its message find their audience.
Think about it: there's no reason why Jewish poverty should be a taboo. Not only does it fuel anti-Semitism, but it also deprives dedicated charities from donations they need as much as ever. While 'tzedakah' and philanthropy are deeply entrenched in the Jewish culture, many Jews ignore that members of their community also need support.
Luckily, news outlets such as French blog Cultures Juives, Belgian magazine Regards and now The Huffington Post are now helping us to break the silence, and so can you.
Find us on Twitter and help to spread the word about Jews Got Money.

http://www.huffingtonpost.com/anna-heim/have-you-ever-heard-of-a-documentary-on-jewish-poverty_b_2552164.html